20 Rafale redéployés en temps record - la France s'inspire des leçons de l'Ukraine

upday.com 2 hours ago
Un chasseur Rafale de l'Armée de l'Air française pręt au décollage lors de l'exercice Topaze 2026 (Image symbolique) (Photo by Philippe LOPEZ / AFP via Getty Images) Getty Images

L'Armée de l'Air française a mené l'exercice "Topaze" dans le sud de la France pour entraîner la dispersion rapide de 20 avions de combat Rafale sur quatre bases aériennes différentes, sans préavis. Cette manœuvre vise à simuler un redéploiement éclair et une riposte après une attaque potentielle, inspirée des enseignements du conflit en Ukraine. La guerre a démontré la vulnérabilité des appareils stationnés face aux missiles de croisière, missiles balistiques et drones-suicide.

Le capitaine Johan, pilote de la 30e escadre de Mont-de-Marsan dans les Landes, a vécu l'exercice de manière brutale. «Mardi dernier commençait comme une journée normale, je planchais sur mes mails», raconte le pilote de 30 ans. Soudain, l'ordre tombe : «On a été appelés par le commandant, il fallait quitter la base.» Direction Cazaux en Gironde, à environ 80 kilomètres de là.

Opération de grande envergure

Le général Pierre Gaudillière, commandant de la brigade aérienne de l'aviation de chasse, a déployé «20 avions dans un temps record sur 4 bases aériennes différentes». La logistique suit immédiatement : «Il faut déployer tous les mécaniciens (qui ont quitté la base par la route), les lots techniques, le matériel de remise en œuvre de ces avions et l'armement», explique-t-il.

L'exercice a simulé un raid d'envergure : quatre Rafale chargés de huit répliques de missiles Scalp (portée de 250 à 350 kilomètres), accompagnés de missiles Mica et Meteor, soutenus par deux chasseurs Mirage venus de Luxeuil en Haute-Saône. Face à eux, six Rafale figuraient des Sukhoi-30 de conception russe. «Le but du raid est d'avoir une supériorité aérienne locale pour aller tirer les missiles», précise le général Gaudillière.

Concept ACE et leçons d'Ukraine

Ce type d'exercice s'inscrit dans le concept ACE (Agile Combat Employment), développé par l'US Air Force et adapté par les alliés de l'OTAN, dont la France. «L'objectif de l'ACE est de préserver l'arme aérienne dans un environnement de menace élevée à longue portée, que ce soit des missiles de croisière ou balistique ou des drones suicide, comme on peut l'observer en Ukraine», explique à l'AFP Luca Chadwick, chercheur et auteur d'articles sur le sujet, notamment pour le centre de réflexion britannique Rusi.

Quand il est au sol, l'avion «est une cible inerte. Regardez le succès de l'opération Spiderweb en juin 2025 : les Ukrainiens ont exploité cette vulnérabilité pour attaquer les bases aériennes» russes et détruire plusieurs précieux appareils, rappelle-t-il. «Disperser les avions et décentraliser leur régénération complique le travail de l'adversaire», souligne le chercheur.

Évolution opérationnelle

L'Armée de l'Air adapte ses outils de maintenance opérationnelle pour faciliter le travail des mécaniciens et rapprocher les munitions des appareils. «On a changé de modèle», indique le colonel Richard Désumeur, commandant en second et directeur technique de la brigade aérienne de l'aviation de chasse. «Les mécanos ont réintégré les unités de combat, pour ętre plus autonomes et décider plus rapidement», précise-t-il.

La France dispose d'un réseau de 28 bases aériennes en métropole et en Corse, auxquelles s'ajoutent de nombreuses pistes civiles sur le territoire national, permettant une dispersion efficace des appareils en cas de besoin.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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