Les frappes israéliennes se poursuivent au sud du Liban malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. Le village de Qannarit, situé à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, a été frappé à deux reprises en janvier et février, semant destruction et traumatisme parmi les habitants. Plus de 370 personnes ont été tuées dans les raids israéliens au Liban depuis l'entrée en vigueur de la tręve.
Le 21 janvier, des frappes ont dévasté Qannarit. Les bombardements ont blessé 19 personnes, détruit les maisons de 26 familles et endommagé celles de 350 autres foyers. Ibrahim Hamdan, l'adjoint au maire, a établi ce bilan. Le 1er février, une nouvelle frappe a touché un bulldozer qui déblayait les décombres, perpétuant l'insécurité dans ce village entouré d'oliviers.
Ali al-Dorr, chauffeur de bus scolaire de 62 ans, passe chaque jour devant l'appartement détruit de son fils. «Je passe par ici chaque jour pour déposer des élèves. Je tourne la tęte, pour ne pas avoir le cœur brisé», explique-t-il. Son fils et sa famille ont tout perdu dans la frappe du 21 janvier. «Au moins la famille s'en est sortie vivante», ajoute-t-il.
Fatima al-Nassar, une Palestinienne de 52 ans installée à Qannarit depuis 25 ans, a vu son appartement et son jardin sévèrement endommagés. «Nous sommes ici depuis 25 ans. On travaille très dur, et tous nos efforts s'envolent en un instant», déplore-t-elle. Elle affirme sans détour : «Il n'y a pas de sécurité dans le sud.»
Le traumatisme psychologique frappe particulièrement les enfants. Ahmad al-Awdali, 49 ans, raconte que son fils Ali, âgé de 10 ans, a été profondément marqué par la frappe du 1er février près d'engins de chantier. «Il se lève en sursaut la nuit, effrayé, et ne dort plus», confie le père. L'enfant demande sans cesse : «A chaque fois que nous allons dans une maison, il me demande : +est-ce qu'ils vont nous bombarder+?»
Dévastation économique et guerre continue
Ali Ghaddar, propriétaire d'une quincaillerie de 56 ans dont la devanture a été endommagée le 21 janvier, dresse un constat amer. «La région a été tuée économiquement», affirme-t-il. Pour lui, le conflit n'est pas terminé : «A ceux qui disent que la guerre est fini, je réponds non, elle continue. Nous sommes toujours en guerre.»
L'armée israélienne affirme régulièrement cibler des «infrastructures du Hezbollah» et accuse le mouvement pro-iranien de se réarmer. Un drapeau jaune du Hezbollah flottait sur les ruines d'un bâtiment détruit à Qannarit. Les autorités libanaises accusent Israël d'entraver délibérément les efforts de reconstruction dans la région.
Les frappes se sont intensifiées récemment. Lundi, deux personnes ont été tuées dans deux raids au sud du Liban. Dimanche soir, quatre autres ont péri dans l'est du pays. Le village de Qannarit, où environ 55 familles s'étaient réfugiées depuis des zones plus proches de la frontière en croyant y trouver la sécurité, continue de subir les conséquences d'un conflit qui a duré près d'un an entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Le bourdonnement constant des drones israéliens ajoute au stress permanent des habitants.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).






