Le Sénat débat l'aide à mourir mais veut limiter la réforme de Macron

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Le Sénat français débute les débats sur le droit à l'aide à mourir (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le Sénat français débute mardi une semaine de débats sur le «droit à l'aide à mourir», une réforme sociétale majeure voulue par Emmanuel Macron qui fait face à une opposition significative de la droite majoritaire dans la chambre haute. Le Sénat prévoit le vote solennel pour le 28 janvier, après que l'Assemblée nationale a adopté un texte en mai dernier.

Le Sénat examine deux textes en parallèle. Le premier, consensuel, vise à renforcer les soins palliatifs sur l'ensemble du territoire. Le second, plus débattu, propose de créer un «droit à l'aide à mourir» - une légalisation strictement encadrée du suicide assisté et de l'euthanasie, bien que le projet de loi évite ces termes.

Un Sénat réservé mais pręt à adopter

La chambre haute, dominée par la droite et les alliés centristes, a exprimé des réticences notables. Le président du Sénat Gérard Larcher et le président du parti Les Républicains Bruno Retailleau ont fait preuve de discrétion publique, Larcher se limitant à appeler à «un débat respectueux, ouvert».

La Commission des Affaires sociales a déjà transformé le «droit à l'aide à mourir» en «assistance médicale à mourir» réservée aux patients avec un «pronostic vital engagé à court terme». Une version nettement plus restrictive que celle de l'Assemblée nationale, que la gauche minoritaire considère comme «vidé de sa substance».

Liberté de vote et divisions

Les divisions traversent les partis politiques. Aucun parti n'a donné de consigne de vote officielle, permettant des majorités alternatives selon les articles. Les membres du gouvernement bénéficient d'une «liberté de ton» et «de parole totale» sur ces questions qui «peuvent renvoyer à nos vies», a précisé Sébastien Lecornu, membre du gouvernement.

Les opposants à la réforme organisent dimanche une «marche pour la vie» à Paris. Syndicats de soignants et représentants des cultes se sont également montrés hostiles au projet.

L'objectif de Macron

Le président de la République a lancé ce débat sensible en 2022, nourri par les travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie qui a remis son rapport en 2023. Dans ses vœux aux Français le 31 décembre, il a confirmé sa détermination: «Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité».

Son ambition est de conclure ce dossier avant l'élection présidentielle, potentiellement cette année. Un objectif ambitieux vu le processus législatif complexe impliquant de multiples allers-retours entre Sénat et Assemblée nationale. Le gouvernement a également évoqué la possibilité de recourir à un référendum pour trancher les désaccords.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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